Saveur(s)

Ecriture

Des écrits, des avis, des commentaires sur l'actualité, sur ce qui m'interpelle, me plait ou me trouble, d'autres écrits encore à découvrir sur mon site plus littéraire

Rest in peace




Life is so precious ! I am so happy to be a human being ! C'est ce que Richard pensait. J'ai senti sa mort bien avant de l'apprendre par courriel.
Il est mort depuis deux ans, faute de soins, après plus de 20 ans passés dans le couloir de la mort en Arizona. Il est mort de la cruauté des humains envers leurs propres semblables. J'ai beaucoup appris de lui, de ce qui fait le lien entre les humains et du plaisir du partage, même à des milliers de kilomètres, même sans jamais pouvoir se parler en direct, même sans avoir jamais entendu le son de nos voix...

The value of friendship

When I decided to reach out to the outside world and find some friends, it was back in 1986. I wrote to a number of colleges, pen pal organisations, church groups, just about anyone who would hear me. I received some answers. Believe it or not, I still have some of the friends I made 13 years ago. That in itself says a lot about friendships.

Over the years I have become a writer and have attracted additional friendships. This simple practice of letter writing is lost on many people. Before prison, I was like many others, I did not write many letters and the mail just brought bills to be paid. The telephone had supplanted the mail. It is not easy to find people who care to write letters these days. The friendships I have developed through letters have taught me so much. The letters from my friends are my life. They enable me to endure this cruel and miserable existence. I see mayhem and insanity around me every day of my life. Men who have no focus, no support, no reason to live. Most engage in watching mind-numbing and senseless TV comedies or other such programs, or they argue and exchange anger with each other. All this in response to the pressure of the loneliness of death row.

I live for my letters with news from my friends. They have become my extended family. They are the root system that keeps me anchored and in touch with reality. Certainly a reason for living when little else remains. A Yin and Yang surely exist here. It leads me to believe that perhaps there is more to life than all the pain and suffering. After all, there is a dichotomy here. On the one hand, life has dealt me a death blow, taken all I have, and replaced it with pain and loneliness.
A life with little meaning and less value. A cul-de-sac of dead ends, worry and frustration. But all is changed due to the unflappable spirit and love of total strangers.

Who are these people? Why do they care about me, a person branded as the
"worst of the worst", a blight on society, a seemingly worthless individual? Some would callously call these friends "do gooders", or "bleeding hearts". However, this is not so - the truth lies beneath the surface. My friends have become the essence of life to me. The meaning of life. For life without them would be totally meaningless. I am certain that I would have pulled the plug on this cruel hoax called life a long time ago were it not for my friends.

Bent as it would appear to be solely on revenge, what this uncaring society has done by warehousing me and dismissing me as worthless has been countered by my friends, who have restored my faith with love.  Unconditional love. I liken my friends to doves of peace dropping seeds of love and support at random. These seeds take root in the harshest of environments, even here in the desert. The roots spread like daisy chains and anchor me to the world. So strong are these roots that they withstand the constant tugging of those who see me as a mere weed in their garden and desire only to eliminate me. Weeds have no purpose and are killed. My life has been nurtured by my friendships. How much strength I get to face this adversity is amazing. The cumulative effect of my friends is that I have been taught the real meaning of brotherhood and love. Rather than be left to bemoan the cold reality of my world on death row, and the hardships it bestows on me daily, I consider myself to be an extraordinarily fortunate and wealthy man. How amazing to find that love and compassion can flourish even in this harsh desert wasteland! Although hatred and pain will always exist, I have found that there is an antidote, that being the caring and love that arrives in the form of letters that float through these prison walls like magic, carrying a drug stronger than the poison of hate. You who write to me have given me hope and strength, you have taught me the meaning of true friendship and humanity. You have restored what society has tried to take from me. It is not the length of life that matters, but rather the richness and quality of life. Thanks to you, my friends, I have the knowledge that I have worth and value as a human being.

Richard Rossi



23/04/2008
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Déguster un bon fromage

    La biodiversité, c'est vrai dans tous les domaines, et particulièrement en matière alimentaire. Si l'on n'y prend pas garde, bientôt nous n'aurons plus le choix qu'entre fromage industriel et fromage industriel.
    La France se targue d'avoir le plus beau plateau de fromage au Monde, mais pour encore combien de temps ? Des appellations sont en voie de disparition - et je ne parle pas des AOC qui sont elles un peu préservées. Connaissez-vous les Bleu de Termignon, vacherin des Bauges, vacherin d'Abondance, persillés des Aravis ?Attention fromages en voie de disparition...


    Vous avez peut être eu la chance de voir en décembre l'émission "ces fromages qu'on assassine", un peu partisane mais plutôt bien faite.
    Vous avez entendu les chercheurs de l'INRA expliquer, preuves à l'appui, les bienfaits de la consommation de fromage au lait cru plutôt qu'au lait aseptisé.
    Vous avez compris que la thermisation ou la pasteurisation du lait n'avait en fait rien à voir avec des questions d'hygiène, mais avec des questions de standardisation du gout pour que votre camembert ait le même gout 24/24, 7/7, 12/12.
    Vous avez compris que l'industrie du fromage vend des ferments impératifs pour faire du fromage quand le lait n'est plus cru. Vous avez compris que la guerre à l'AOC du camembert c'est une brèche pour standardiser, standardiser, standardiser.

Et comme le cite Al Gore, en 1935 Upton Sinclair disait : "It is difficult to get a man to understand something when his salary depends upon his not understanding it." N'attendons des géants du lait qu'il soutiennent les petits producteurs.... Et pour la petite histoire, l'industriel mis en cause dans le docu a fait censurer certaisn passages juste avant la diffusion. Normal il pèse lourd, très lourd dans le budget publicitaire de la chaine qui redoutait d'être mise en référé.... C'est cela la vérité délivrée par les médias....Lisez le com "France 3 pasteurise la vérité" pour en savoir plus

    Vous avez compris aussi que l'apologie du lait thermisé ou pasteurisé n'est pas du tout un impératif de l'Union Européenne comme l'explique Eric Poudelet, responsable de la sécurité alimentaire à la Commission européenne. Pourtant les promoteurs du lait thermisé font aussi des camemberts au lait cru C'est à n'y rien comprendre ! Et en supermarché vous trouverez des camembert Gillot qui est la seule marque au lait cru dans la grande distribution...
    Je suis née en Normandie, et dans mes souvenirs d'enfant, je ne mangeais pas de camembert l'hiver, je n'en aimais pas le gout (le gout immonde de l'ensilage ou des farines...), j'attendais le retour des pissenlits et des boutons d'or dans les champs qui donnaient une couleur magnifique au beurre et un goût que j'aimais au lait cru, et au camembert.
    Retrouver ces variations de gout, c'est possible à Paris en achetant son lait bio chez Naturalia (1,64 euro le litre). Le lait bio Candia est étonnement constant et souvent vendu plus cher. Tant pis.

    Je cherche un calendrier des périodes de dégustation des fromages. Simplement parce qu'on ne peut pas manger de tout, toute l'année, les veaux, les brebis et les agneaux, en général ils naissent plutôt au printemps... Pour l'instant, j'ai fait chou blanc, si vous avez une piste....
   



21/01/2008
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L'argent ne se mange pas

"Quand le dernier arbre sera abattu,
la dernière rivière empoisonnée,
le dernier poisson capturé,
alors seulement l'homme s'apercevra
que l'argent ne se mange pas."

Selon les sources, c'est un proverbe indien Cree ou une citation de Sitting Bull. Peu importe. Le message est simple est fort. Je trouve que c'est une jolie réponse à notre omniprésident et son slogan magique « travailler plus pour gagner plus ».


« Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même. » extrait du discours prononcé par le chef indien Seattle devant l'Assemblée des tribus d'Amérique du Nord en 1854

Pourquoi je cite cet homme ? Parce que comme lui, je pense que nous sommes tous interdépendants. Entre humains. Entre humains et autres créations de la terre. L'exemple le plus simple pour ébranler les sceptiques, ce sont les abeilles. Elles nous accompagnent depuis la nuit des temps, à peu près partout sur la planète (si vous passez par là, arrêtez-vous au musée du Miel à Gramont, ils ont une collection de ruches du Monde entier assez étonnante). Elles sont en train de s'effondrer.

Depuis trente ans, des pathologies multiples ont touché les abeilles et se sont répandues à la surface du globe. La complexité des causes et la multiplication des facteurs rend les diagnostics difficiles (pour aller plus loin). Cet été, les apiculteurs avec lesquels j'en ai parlé sont inquiets. Imaginez votre désarroi quand 3 jours après votre dernier passage, vous retrouvez une ruche vide. Toutes les abeilles ont disparu. Vous imaginez les conséquences pour la "butinisation" des alentours ?

Bien sur ce ne sont pas les seuls insectes pollinisateurs mais quand même. Si les fleurs ne sont plus fécondées, plus de fruits, disparition de tout un pan d'animaux de la chaine alimentaire, et parmi eux, peut être, les hommes. Je n'imagine pas un monde privé de la saveur du miel, privé du bourdonnement des abeilles.

On a fait dire à ce pauvre Einstein que si les abeilles disparaissaient, l'homme disparaitrait aussi quatre ans plus tard. Il n'aurait rien dit de tel, et peu importe. La situation est tout de même à ce point préoccupante que les américains ont lancé de vastes programmes de recherches. Il en va de la survie de milliers d'hectares de fruitiers...

La situation en France pour l'hiver 2007-2008 n'est pas bonne non plus, lisez-là.

En France la Halde a remis fin décembre des recommandations au gouvernement sur la diversité, parce que c'est bien de cela dont il s'agit. L'interdépendance repose sur la diversité. C'est en luttant pour la diversité que nous pouvons individuellement et collectivement faire reculer l'industrialisation à tout crin, la standardisation, et leurs guirlandes de misères. La toile est faite de milliers de fils, à nous de prendre soin de ceux qui dépendent de nous... En choisissant ce que nous mangeons, ce que nous portons, en choisissant pour qui nous travaillons. Nous sommes ce que nous faisons, ce que nous respirons, ce que nous mangeons. C'est une bonne nouvelle, non ?



12/01/2008
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A se mettre sous la dent

Vendredi, journée au vert à Magny en vexin pour accmpagner une bande de joyeux drilles en sortie accro-branches sous des giboulées de juin. Eprouvant mais bonheur total d'une journée passé au grand air. Un grand moment de tristesse quand les onze ados de mon groupe m'ont expliqué qu'il préféraient m'appeler Madame que m'appeler par mon prénom. « Cela va trop nous stresser sinon !» Fallait l'inventer quand même ! Plaisir de l'épreuve physique qui remet chacun face à ce qu'il est. Un être humain limité. A mesure que nous nous élevions dans les hauteurs, plus de fanfaronnades, certains ont même osé dire leur peur. Et franchement sur la denrière tyrolienne noire, en regardant le sol, je me suis dit que j'étais complètement givrée !

Au courrier mon objectif photo (enfin !) mais pas encore le boitier nu qui devrait arriver la semaine prochaine ; encore un peu de patience, il me tarde de recommencer à traquer l'insolite.

Soirée avec Beignets de tomates vertes. Je ne me souvenais pas l'avoir déjà vu, mais les images sont revenues par bribes. Ce que j'ai trouvé le plus surprenant c'est que je l'ai ressenti tout à fait différemment de la première fois, moins violent. Je vieillis... Ce film d'amitié est bigrement fort.

Samedi : début d'un cauchemar qui s'est terminé aujourd'hui en milieu d'après midi, la corrections de 77 copies d'étudiants bac +3 qui mélangent allègrement causes et conséquences. Cela donne des résultats assez déroutant. Des formules stylistiques originales aussi telles que « le départ en retraite des compétences. Fallait oser... J'ai coupé la correction en deux temps pour faire une pause avec La femme en vert. Quand même !

Mes copies corrigées (ah le plaisir de pouvoir enfin mettre un 17!) je suis allée prendre l'air et chercher le soleil qui a enfin décide de se montrer un peu longtemps. Besoin de marcher, besoin de laisser le regard aller au loin, chercher des détails dans le lointain pour laisser mes yeux se reposer. Cesser cette infernale convergence du bout du nez. La ville est un enfer pour les yeux qui ne peuvent jamais aller se poser très loin. J'adore la campagne pour cela, batifoler des yeux, scruter le sol à la recherche d'un improbable petit animal à quatre pattes : lapin, lièvre, daim, biches.. ou autres réjouissances sauvages.

J'ai mis Bomboi de Rokia Traoré à fond, tant pis pour les voisins ce soir ! Le soleil rentre à flot dans le salon.

Je ne sais pas encore si je vais lire ou écrire, j'ai les doigts qui chatouillent


24/06/2007
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Impressions

    Lundi. Il est 7h15 je marche dans Paris pour rejoindre mon boulot. Les rues sont presque désertes. Il fait une température délicieuse. D'une rue à l'autre, les effluves de fleurs me taquinent le nez. Délicieux. Par trois fois sur le chemin des passants me disent bonjour ! Quel plaisir !

    Mardi, un merle posé sur mon balcon siffle. Je l'imite gauchement. Délicat, il modifie son chant pour s'accorder au mien. Un délice. Je lui ai proposé plusieurs mélodies qu'il a fidèlement essayé de reproduire jusqu'au moment où il a vu mes chats derrière la fenêtre, qui le regardaient avec ? avidité ? Claquement de dents !!! Battements d'ailes.  Complicité interrompue.

    Mercredi. Journée suspendue à une attente. Le débat de ce soir. Conseil syndical expédié, je me retrouve face à mon écran, France info dans les oreilles, puis direction lemonde.fr puis arte.fr. Je fais partie des 10 millions de français devant leur écran. Waou. J'écoute la radio, 2 minutes de décalage du son avec le net. Etrange retour aux réalités physiques et terrestres. Je ne garde que le Net.  Les deux protagonistes jouent Tous les deux à contre emploi. Cette performance de contre acteur m'attriste. C'est un spectacle, pas un débat d'idées.

    Jeudi matin. Petite appréhension. Faire cours devant plus de 100 élèves pendant 4 heures. Ma première fois. J'appréhende. C'est dur. Physiquement et mentalement, très dur. Pour eux comme pour moi. Je m'en faisais une montagne, cela se passe, c'est difficile mais moins que ce que je craignais. Légèreté dans la rue à 13 heures quand enfin je sors à l'air libre. La tension lache d'un coup et je me traîne jusqu'à mon bureau. Cela fait 19 ans jour pour jour que je travaille. Joyeux anniversaire !

    Jeudi après midi, rendez-vous professionnel. Je parle d'assertivité. Mon interlocutrice ne connait pas et m'interroge. Simplement. Je suis surprise, je souris et explique. Douceur de la langue française. Pétillement dans les yeux. Quarante cinq minutes de travail très agréable. Cela me requinque !

    Jeudi soir. Cours de Tibétain. Nous sommes 5. Nous apprenons l'impératif et du vocabulaire ce soir. Des nuances déroutantes. Au revoir ne se dit pas de la même manière selon que l'on s'adresse à celui part ou celui qui reste ! Avec l'alphabet Tibétain on peut écrire Sarko et Ségo, pas Bayrou ! J'adore la sonorité de cette langue - si loin de la notre,  son écriture - j'ai l'impression de dessiner, jamais d'écrire !

    Vendredi, je ne travaille pas. Je vais musarder, peut être même musarweber !
Et vous ?

    Djéla djelyong ! A plus tard !

03/05/2007
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Sans prétention.com mon site photo fétiche meurt !!! - 040407

Ce soir je suis un peu triste. J'ai découvert cette année et aimé le site de photos de sans pretention.com. Et voilà que ce soir, en voulant me connecter, je découvre qu'il est mort. J'ai beau savoir que c'est la vie, que tout est éphémère, sur le coup, cela m'a fait un pincement au coeur.

Dans un billet le webmestre dit "Si Sanspretention.com est mort, les speens ne sont pas orphelins. L'équipe de SP (renforcée par quelques nouvelles têtes) a décidé de continuer l'aventure en mettant en place un nouveau site et un nouveau concept qui, j'en suis sûr, vous donnera autant de joie que la version que j'ai créée et que vous avez connue. Le nouveau site restera bien sûr dans l'esprit de SP."

Alors patience. Dès que le nouveau site apparait, je vous le dis, promis !

Si vous voulez allez sur le blog de l'ancien webmestre de SP, c'est là !




04/04/2007
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Facétieux nerf ulnaire

Vous vous souvenez, j'ai créé ce blog pour cause de bras cassé, fracture de la tête du radius avec détachement d'un fragment articulaire pour être exacte. Fracture qui m'empêchait d'éplucher les légumes, d'enfiler des collants, de lacer des chaussures, qui rendait compliqué le lavage de dents, l'enfilage des vêtements, l'écriture... Découverte de beaucoup de limitations en somme. Découverte en contrepoint de plaisirs simples et savoureux, de gestes possibles.

Puis vint le temps de la libération, l'ablation des 3 broches fichées dans mes os, tout redevenait possible. En théorie. Dans la pratique, j'ai expérimenté l'anesthésie du bout des doigts, du dos de la main, le manque de force, l'incapacité à porter, à faire tourner la clé dans le serrure, et autres prises de conscience minuscules que si, si, les limitations sont toujours là, même quand les broches sont parties.

Avec le temps, le corps se répare, oui, je le sens. J'ai appris à avoir des sensations différentes de la main gauche et de la main droite, j'ai redessiné la carte de mes perceptions tactiles un moment, à présent tout est revenu normal, presque normal. Avec le temps viennent aussi les questions sur des gestes qui restent difficiles ou douloureux.

J'avais vendredi rv avec le chirurgien qui m'a opérée. Aussi loquace que d'habitude. passons. Il me demande de faire un certain nombre de gestes. Je lui explique une petite chose que je n'arrive pas à faire: soulever latéralement le pouce. Il fronce les sourcils, me demande de faire d'autres gestes et me dit que, non ce n'est pas un problème musculaire. C'est le nerf qui est abimé. A moi de froncer le sourcil. Le nerf ? Quel nerf ? Le nerf ulnaire me répond-il en me montrant son trajet, en m'expliquant pourquoi je ne peux pas faire certains gestes.

Je souris, repensant à ma discussion avec l'anesthésiste qui m'avait dit que, quand les nerfs sont abimés, selon celui dont il s'agit, il faut quelques semaines ou quelques années pour qu'il se répare. Je demande : cela peut prendre combien de temps pour se réparer ? 18, 24 mois? Le chirurgien me répond : pas sûr ! Cela dépend pourquoi il souffre. Il peut ne pas se réparer, la situation peut même empirer. Charmant ! C'est à dire, je demande un peu inquiète ? Cela a les mêmes effets que les problèmes du canal carpien : engourdissement des doigts, picotements, décharge électrique, perte de sensibilité, doigts en griffe, etc...

C'est comme dans un film, des tas d'images et de sensations passent à toute vitesse dans ma tête : les douleurs fulgurantes sous le plâtre, les décharges électriques, les doigts très froids et engourdis,  l'engueulade avec l'anesthésiste au bloc qui n'était pas content de ne pas arriver à endormir le nerf médian (un copain de l'ulnaire), les douleurs intenses et anormales après la première opération, les décharges électriques qui ont continué de me lancer en sourdine, et mon pouce tout pataud depuis que les broches sont parties, l'aspect de ma main gauche. Et tout d'un coup je me suis dit que peut être, ces limites et ces douleurs seraient mes compagnes quotidiennes. Comme un avant goût de vieillesse... un avant goût un peu hâtif quand même !

samedi 7 avril
je suis allée passer hier un EMG, pas d'atteinte musculaire, pas d'atteinte nerveuse, tout ce beau monde est en état de fonctionner normalement. Ce sont les tendons qui font de la résistance. Patience, patience, je devrais retrouver toutes mes facultés. Youpi !!!!! Je vais pouvoir reprendre le massage !

31/03/2007
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