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Pourquoi attendre ?

Les preuves scientifiques sont accablantes même si les médias ne les relaient pas forcément : le changement climatique constitue une menace planétaire grave et exige une réponse mondiale de toute urgence. Nous allons dans le mur, nous le savons mais nous n'y croyons pas.

Si nous adoptons des mesures conséquentes, il est encore temps d'éviter les pires conséquences du changement climatique. Encore temps et moins couteux.

Pourquoi attendre ?

Bien sûr la solution est politique, et nous acteurs individuels pouvont nous sentir impuissants à changer les choses. Pourtant, comme le dit très bien Al Gore dans son film, les politiques s'y attèleront d'autant plus vite que cela deviendra une priorité absolue chez tous les électeurs. Alors c'est bien de notre responsabilité de pousser, pousser dans le bon sens. Oui, cela peut être d'agir soi-même, à son niveau, agir pour réduire son empreinte CO2, mais c'est surtout agir dans sa communauté, agir vis à vis des son entreprise, vis à vis de ses élus pour que cela devienne leur priorité numéro 1...

(un petit animal qui fait le poirier pour récolter la rosée du matin sur son corps)


Je vous recopie ci dessous quelques extraits du rapport de Nicholas Stern qui enfonce le clou déjà bien visible d'Al Gore.

Le changement climatique pourrait avoir des conséquences très sérieuses sur la croissance et sur le développement.

L'adaptation au changement climatique – c'est-à-dire l'adoption de mesures destinées à renforcer la faculté de résister et à réduire les coûts au minimum – est essentielle. Il n'est plus possible d'éviter le changement climatique qui se fera au cours des deux à trois prochaines décennies, mais il est encore possible de protéger nos sociétés et nos économies de ses conséquences dans une certaine mesure – en fournissant une meilleure information, une planification optimisée et des cultures et infrastructures mieux aptes à résister au climat, par exemple. Cette adaptation coûtera des dizaines de milliards de dollars par an dans les pays en développement seulement et grèvera encore davantage des ressources déjà limitées. Il faudrait intensifier les efforts d'adaptation, notamment dans les pays en développement.


Les coûts nécessaires pour stabiliser le climat sont importants mais ils sont gérables ; un retard serait dangereux et bien plus coûteux.

Une action sur le changement climatique est requise de la part de tous les pays et il n'est pas nécessaire qu'elle impose une limite aux aspirations de croissance des pays riches ou pauvres.

Les coûts nécessaires pour prendre les mesures qui s'imposent ne sont pas répartis de façon égale sur tous les secteurs ou autour du globe. Même si le monde riche accepte la responsabilité de coupures absolues des émissions de 60 à 80 % d'ici 2050, les pays en développement doivent parallèlement adopter des mesures importantes.

Il existe une gamme d'options pour réduire les émissions ; une action gouvernementale ferme et délibérée est requise pour encourager l'adoption de ces options.

Il est possible de réduire les émissions grâce à une plus grande efficacité énergétique, à une modification de la demande et grâce à l'adoption de technologies propres en matière d'électricité, de chauffage et de transport.


Le changement climatique exige une réponse internationale reposant sur une compréhension partagée des objectifs à long terme et un accord sur les cadres d'action.

Chaque pays, quelle que soit sa taille, ne représente qu'une partie du problème. Il est indispensable de créer une vision internationale partagée des objectifs à long terme et de dresser les cadres internationaux qui aideront chaque pays à remplir son rôle pour atteindre ces objectifs communs.


Pour lire le rapport Stern en intégral
Pour lire le rapport fait par 2 parlementaires français
Pour aller sur le site d'Al Gore
Pour aller sur le site de Yann Arthus Bertrand


Le changement climatique est un problème systémique, c'est pour cela que ce n'est pas simple d'y voir clair.
Si vous voulez prendre le sujet via l'agriculture, je vous laisse méditer cet extrait d'un billet de Moukmouk :
"L'urgence absolue c'est l'agriculture. En France, la seule consommation de bœuf (viande, lait, formage) produit plus de Gaz à Effet de Serre, que le chauffage plus le transport (en 2004, 1, 7 tonne pour le bœuf, 1,5 tonne pour le transport et le chauffage par individu français). Évidemment, ce n'est pas le bœuf lui-même, mais le maïs qu'il consomme. Si le maïs n'était pas aussi subventionné, le bœuf serait un tel luxe que le problème ne se poserait pas. Aux USA la production de GES est 4 fois plus importante, mais la part de l'agriculture dans le bilan est semblable. Au Canada la situation est légèrement différente. La production de pétrole par les sables bitumeux est tellement polluante que cela change le bilan de consommation."

ou celui là: les subventions encore

En subventionnant l'agriculture comme il l'écrit fort justement dans un autre de ses billets, c'est les intrants chimiques, l'industrie chimique et pétrolière que l'on subventionne, pas la main d'œuvre. Et cela, à long terme c'est pas viable !



20/01/2008
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